Revue de sociolinguistique
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Université de Rouen

Laboratoire Dysola


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   glottopol@gmail.com

 

ISSN : 1769-7425

 

 

 
Conseils aux auteurs

Numéro 27

Langues des signes. Langues minoritaires et sociétés

Numéro coordonné par Richard Sabria

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Llamada a contribuciones
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Dans un précédent numéro, le numéro 7 de Glottopol (2006) dédié, de façon non exhaustive, aux recherches sociolinguistiques et linguistiques en langues des Signes française (LSF) nous avions noté l'importance de l'activité de recherche dans le processus de reconnaissance scientifique, linguistique et social français. Les recherches en langue et en discours entreprises sur la LSF étaient présentées comme complémentaires dans la mesure où la production de connaissances scientifiques constituait une réponse aux représentations diglossiques historiquement liées à la LSF et à ses locuteurs. Nous soulignions que l'exercice de préservation de la distance des chercheurs était délicat tant le terrain des Langues des Signes était rendu glissant par des affrontements, des conflits idéologiques, linguistiques et sociaux. http://glottopol.univ-rouen.fr/numero_7.html

Le présent numéro se propose d'élargir le débat sociolinguistique, portant sur les langues des Signes (LS), à l'espace international, principalement francophone. Dans cet espace, aujourd'hui élargi, les LS ont connu et connaissent des histoires institutionnelles, des statuts sociolinguistiques qui nous renseignent sur les termes des politiques linguistiques, sociales passées et présentes. Les enjeux sociaux liés à l'acquisition langagière, à l'éducation, à l'insertion sociale des sourds mobilisent un grand nombre d'acteurs, d'usagers sur la question centrale de la langue, des langues les plus appropriées à la socialisation des sourds. Au-delà des questions linguistiques, sociolinguistiques, c'est la place de l'altérité, de la « mêmeté » qui sera interrogée dans les sociétés envisagées. L'ouverture du champ de recherches à l'international dessine une perspective comparative prometteuse, du croisement des données linguistiques et sociales, des résultats et orientations de la recherche dans des contextes institutionnels, sociaux et historiques différents. Trouverons-nous des lignes de convergences théoriques, des résultats partagés dans l'hétérogénéité des terrains, dans la diversité des approches, des méthodologies de recueil et d'analyses ?

Il serait enrichissant que la question de la distance, du positionnement éthique des chercheurs soit actualisée dans les travaux proposés sur le « terrain glissant » des LS.

Nous délimitons l'appel à contribution aux recherches de terrains privilégiant l'étude du rapport homme/langue/société, portant d'une part, sur l'éducation des sourds et d'autre part sur l'interprétation en LS/ langues orales. Les auteurs auront dans le cadre de ce numéro en ligne la possibilité de livrer des extraits de corpus filmés, et même de fournir une version en LS de leur article.

Les deux axes de recherche proposés sont au centre de débats et d'enjeux linguistiques et sociaux contemporains sur le terrain, dans les structures universitaires d'enseignement, de formation, de recherches.

Dans ce premier axe dédié à l'éducation des sourds seront privilégiés les travaux portant sur les rapports suivants :

  • Choix linguistiques et modèles d'éducation ;
  • Technicité et socialisation langagière (implants cochléaires, téléphonie, internet) ;
  • Politiques linguistiques, scolaires et effets de terrain ;
  • Politiques linguistiques et statut des langues ;
  • Handicap et éducation ;
  • Dispositif législatif et éducation ;
  • Paroles des usagers de l'éducation vs paroles des experts de l'éducation.

Dans le deuxième axe ouvert aux recherches sur l'interprétation en LS/LO les articles porteront sur les domaines suivants :

  • Interprètes et sourds / Inter relations et acte social ;
  • Interprètes et institutions ;
  • Histoire et statut des interprètes ;
  • Recherches actuelles sur l'interprétation ;
  • Variation lexicale, registres intra/extra linguistique, prosodie ;
  • Interprètes/traducteurs LO/LO et LO/LS ; similitudes et divergences ;
  • Éthique et interprétation.

Langues acceptées : français, anglais, espagnol, italien, LSF + autres langues des signes (avec voix off et/ou sous-titrage).
Les communications en LS seront obligatoirement accompagnées d'une version en français ou dans l'une des autres langues acceptées ci-dessous pour permettre au comité de lecture d'effectuer l'expertise des contributions proposées.

Les communications en anglais, espagnol, italien seront précédées d'un résumé exhaustif en français.

Remise des textes

En fichier attaché (voir conseils aux auteurs) en cliquant ici : envoi contribution au n°27
Dernier délai : le 30 mars 2015.


Prolongements

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Numéro 28

Épistémologies et histoire des idées sociolinguistiques 

Numéro coordonné par Didier de Robillard

****** Pour une meilleure anticipation et organisation du processus de publication (notamment, pour éviter des articles trop proches thématiquement, et éventuellement mieux articuler les textes entre eux, etc.), il est souhaitable que celles et ceux qui ont l’intention de participer à ce numéro envoient au préalable une manifestation d’intention de participation à D. de Robillard (derobillard@univ-tours.fr) au plus tard le 19 décembre 2014. Il suffira d’envoyer un document mentionnant le nom de l’auteur(e) ou des auteur((e)s), son (leur) institution de rattachement, le titre envisagé, et éventuellement quelques lignes de synopsis de l’article en gestation.
Conformément à la politique éditoriale de Glottopol, des textes pourront toujours être soumis sans manifestation d’intention préalable, et donc sans autre formalité, le 30 septembre 2015. ******

Télécharger le texte de l'appel à contribution (français)

Les « idées sociolinguistiques »[1 ] ont été jusqu’ici assez peu étudiées, comparées, critiquées, confrontées, à l’exception de l’ouvrage édité par H. Boyer[2 ] dont ce n’est pas cependant exactement le propos, et de travaux ponctuels et sporadiques (par exemple et parmi d’autres, L.-J. Calvet, J. Boutet, D. de Robillard[3 ])[4 ]. De même, les notions, concepts, de l’épistémologie générale ont peu été mis à contribution pour interpréter la façon de construire des connaissances en sociolinguistique.
Il s’agit, dans ce numéro de Glottopol, de stimuler ce travail, en thématisant, comme on a pu le faire pour la linguistique (S. Auroux[5 ]), ou pour l’historiographie[6 ] les « idées sociolinguistiques », les débats, enjeux, notions controversées, etc.
Le choix, dans cet appel, est délibérément fait d’ouvrir le champ au maximum, autour de quelques orientations, non exclusives, qui concernent aussi bien les épistémologies[7 ] de la / des sociolinguistique(s)[8 ] que l’histoire des idées sociolinguistique.

(Pré)histoire(s) :

On pourrait commencer par faire l’histoire de la non-histoire : pourquoi la sociolinguistique ne s’est-elle pas beaucoup intéressée à son histoire jusqu’ici ? Doit-on y déceler des enjeux liés à ce que cette histoire ne soit pas faite, des filiations prises pour des allants de soi risquant de se voir ébranlées si on la faisait, etc. ?
Ensuite, on pourra s’intéresser aux éléments d’histoire (éventuellement plurielles, parce que divergentes, contradictoires, variables selon les traditions intellectuelles, culturelles, nationales, linguistiques) : biographies intellectuelles, publication de recueils de témoignages de pionniers, et d’analyse, comparaison, éléments de « préhistoire ». Par exemple, ne peut-on défendre l’idée que, bien avant la lettre, la sociolinguistique se pratiquait déjà de manière implicite[9 ], dès lors qu’il a bien fallu une analyse de situations sociolinguistiques, pour que, par exemple, l’idée vienne à Alcuin de proposer à Charlemagne l’enseignement du latin litteraliter, ou que Palsgrave décide l’écriture de sa « grammaire de FLE », en identifiant un public-cible en Angleterre ? On peut également défendre l’idée qu’une période de forte fièvre sociolinguistique est celle de la Réforme en Europe, pendant laquelle on débat pour savoir si le sens des textes sacrés appartient aux autorités (religieuses) surtout, ou, plus démocratiquement, à tous ceux qui savent lire[10 ]. Il ne s’agit ici que d’un exemple parmi de nombreux autres (le travail dialectologique, notamment, ou les enquêtes de Grégoire en France pourraient être examinés à ce titre), qui peuvent témoigner de la grande ancienneté des préoccupations sociolinguistiques.

Sources, influences, croisements, (re)lectures explicites et implicites, réinterprétations :

nuançant l’idée communément admise selon laquelle c’est principalement le « terrain » qui fait évoluer les disciplines, on pourrait assez facilement montrer que la plupart des disciplines actuelles des sciences humaines et sociales doivent beaucoup dans leur forme et leurs métamorphoses à des « laboratoires d’idées », notamment à la réflexion épistémologique et celle qui est habituellement appelée « philosophique », dont le statut serait peut-être à reconsidérer (F. de Saussure peut être considéré comme un philosophe à certains égards, tout comme Ch. S. Peirce ou J.L. Austin sont souvent tenus pour des linguistes). Ainsi par exemple, les travaux (états-uniens) de Ch. S. Peirce et de G.-H. Mead, dans le courant pragmatiste, qui est un des courants les plus clairement élaborés dans une seule tradition nationale, influencent beaucoup la façon dont sont lus les écrits (d’inspiration plus européenne) d’E. Husserl lorsqu’ils parviennent aux USA, notamment avec A. Schütz quand il y émigre. Cela va influencer l’ethnométhodologie à travers H. Garfinkel (qui relit E. Husserl à sa façon). Les idées sociolinguistiques sont souvent liées à des dimensions « interculturelles » dans la mesure où elles sont reçues dans une historicité particulière, pour répondre à des besoins spécifiques, combattre des influences jugées nocives. L.-J. Calvet considère ainsi que la sociolinguistique naît en réaction à une crainte d’hégémonie générativiste, tout en demeurant fascinée par elle dans sa forme labovienne, qui se conçoit comme complémentaire de « la » linguistique. Le labovisme ne propose donc pas une « autre » façon de concevoir la linguistique.
Les idées sociolinguistiques essaiment, voyagent, sont traduites, interprétées ailleurs, pour d’autres besoins, combats, qui peuvent finir par en transformer le sens. Ces interprétations sont parfois présentées, argumentées, explicitées, revendiquées en tant qu’interprétations, parfois pas, et il faut se demander, par exemple, pourquoi les théories nord américaines importées en Europe sont sans doute réinterprétées, mais sans que cela soit explicité (quels sont les enjeux de cette implicitation ?). Quels rapports entre la forte influence marxiste qui a marqué la sociolinguistique française, et certaines lectures des premiers travaux de W. Labov ? Comment l’interactionnisme symbolique est-il lu en Europe, à une époque de marxisme déclinant ? Quels sont les emprunts effectués entre la sociolinguistique et d’autres disciplines, pourquoi, à quelles transformations cela a-t-il donné lieu ? Jusqu’où peut-on considérer avec L.-J. Calvet[11 ]que les emprunts effectués par la sociolinguistique ont été essentiellement « méthodologiques » ? Peut-on considérer qu’il existe des colorations de la sociolinguistique selon des influences culturelles (par exemple, relecture de l’insécurité linguistique labovienne par des sociolinguistes francophones), des traditions nationales (forte influence de la dialectologie dans les pays où cette tradition a joué un rôle politique comme en Allemagne), les spécificités de certains terrains (sociolinguistiques catalane, créoles, sociolinguistique des langues à modalité gestuelle) ?

Débats : Quels sont les grands débats qui ont structuré l’histoire de la sociolinguistique (Staline vs Marr, Austin vs Bourdieu, Bernstein vs Labov…). Compte tenu d’une ambiance contemporaine fortement consensualiste, quels sont les débats d’idées qui mériteraient d’avoir lieu aujourd’hui, mais sont escamotés, étouffés, pour quelles raisons, pour sauvegarder quels intérêts, quelles unités de façade, quelles hégémonies théoriques et épistémologiques, quels « marchés » d’expertises et sources de financement de la recherche, quels débouchés professionnels pour les sociolinguistes ? Quelles sont les différences de fond qui importent aux sociolinguistes se référant à des courants différents, par exemple à l’interactionisme symbolique d’une part et d’autre part à l’ethnométhodologie ? Quelles sont les convergences qui font qu’on peut malgré tout parler de sociolinguistique(s) ?

Enjeux : Quels sont les enjeux affichés de ces relectures, débats, transferts interdisciplinaires, mobilisation de ressources ? Les débats de « laboratoire d’idées » peuvent-ils demeurer seulement intellectuels, ou exercent-ils une influence, parfois médiate, et sur le moyen-long terme, sur le plan pratique ? On pourrait évoquer enfin les enjeux, pour une spécialité ou discipline, de faire elle-même son histoire ou non, de réfléchir elle-même à ses problèmes épistémologiques, des conséquences que cela peut avoir (alliances, tutelles disciplinaires), y compris sur le plan politique. B. Latour[12 ] évoque ainsi l’appui conféré par les sciences humaines qu’il qualifie de « national-rationalistes » à la République française, et la difficulté éprouvée par les sciences humaines et sociales françaises (et peut-être francophones ?) à s’ouvrir à d’autres épistémologies, pragmatistes par exemple. Jusqu’où est-ce important / périlleux pour la sociolinguistique de revendiquer une autonomie ?

Epistémologies, sociolinguistiques, langues et cultures : On peut, de manière complémentaire, songer à retourner la sociolinguistique des contacts de langues et des cultures sur elle-même, afin qu’elle se demande, comme l’ont fait récemment un certain nombre de sociolinguistes[13 ]jusqu’où les épistémologies et méthodologies mises en œuvre par les sociolinguistes sont indépendantes des langues et traditions culturelles dans lesquelles ces recherches se font, à propos desquelles elles se font. Cela suggère des réflexions articulant plusieurs points de vue : politologiques, historiques, anthropologiques, géopolitiques, etc. On peut en effet se demander, par exemple, jusqu’où il peut être indifférent qu’une certaine forme de sociolinguistique quelconque se fasse dans telle(s) ou telle(s) langue(s), notamment lorsque la sociolinguistique d’une langue minorée se fait dans une langue dominante, ou dans « sa » langue dominante. Ou, en d’autres termes, les idées sociolinguistiques pourraient-elles échapper à l’une des grandes leçons de la sociolinguistique, qui est que tout est « contextualisé » et historicisé, en étant, elles (les idées sociolinguistiques), indépendantes de toute situation, de toute historicité, neutres ou universelles ou universalisables (ce qui renverrait à un certain type d’épistémologie et de conception de ce qu’est la recherche assez éloigné de bien des habitudes de pensée sociolinguistiques) ? A cet égard, des contributions concernant les espaces de contacts de langues et de cultures où sont coprésentes et fortement implantées des traditions de recherche différentes seraient particulièrement bienvenues (Canada notamment). On pourrait également, comme le thématise parfois P. Blanchet, se demander jusqu’où les organes de publication des recherches sociolinguistiques ne sont-ils pas contradictoires en exerçant des formes de purisme linguistique face aux textes qu’ils publient, notamment quand il s’agit d’articles publiés par des auteurs bilingues, à qui il est difficile de reprocher de ne pas écrire « comme un natif » ? Dans quelle mesure cela fait-il place à la variation et à la diversité que la sociolinguistique s’est donné pour tâche de mettre en relief en en soulignant les enjeux ? Dans cette veine on pourra aussi se demander si on est sociolinguiste de manière identique ou analogue indépendamment de la manière que l’on a de s’identifier sur le plan genré, comme minoritaire et / ou majoritaire, selon sa ou ses classes sociales de référence, tendanciellement monolingue ou plurilingue, et selon les statuts respectifs des langues composant ce plurilinguisme (etc., les paramètres étant nombreux) ? Comment les sociolinguistes assument-il / elles leurs identités de référence et celles qui leur sont assignées, tant celles « visibles » et « invisibles » ?

Combien de divisions ? : Une partie de ces questions conduit, en bonne logique sociolinguistique, qui tend souvent à pluraliser là où on tendrait à masquer les enjeux de l’unicité, à se demander jusqu’où on peut encore parler de « la » sociolinguistique, pourquoi on pourrait vouloir continuer à le faire, et quels seraient les arguments pour parler plutôt de sociolinguistiques au pluriel, selon le type d’enjeux, de situations, de langues traitées, et de langues d’élaboration et de publication des recherches.

Epistémologie de la sociolinguistique et publications : La question ci-dessus débouche sur une dernière. On peut également se demander, si l’un des axes forts de la sociolinguistique consiste à mettre en valeur la variation, la diversité dans les langues, langages, discours, paroles, etc., quel regard porte la sociolinguistique sur les modalités d’évaluation des articles proposés à des revues[14 ], et dont les modalités semblent s’uniformiser, en dépit des traditions linguistiques, intellectuelles, culturelles différentes. En effet, les modalités qui se sont pratiquement universalisées de nos jours privilégient des évaluations décontextualisées, déshistoricisées, en double aveugle, et par des pairs. Cela suppose donc que des discours soient pleinement compréhensibles de manière indépendante des situations, de la connaissance des enjeux (l’auteur est-il un vieux professeur chevronné pour qui une publication ne représente aucun enjeu, ou une jeune doctorante en quête de ses premières publications ?), ce qui est évidemment en tension assez forte avec l’ensemble des positions de la sociolinguistique. Ces considérations ouvriraient la porte à d’instructives études de cas (ex. : étude longitudinale d’un processus de publication), études de discours éditorial des revues sur leur politique de sélection d’articles, études d’argumentation en faveur de ce système, par des sociolinguistes, qui défendent par ailleurs l’inverse. Enfin, on peut penser à une question qui a agité d’autres disciplines (l’histoire, l’anthropologie…) mais très peu la (socio)linguistique. Il s’agit de celle des modalités des écritures de la recherche sociolinguistique, qui, là aussi en dépit de son orientation vers les enjeux de la variation et de l’hétérogénéité, ne s’est guère posé la question de l’homogénéité de ses propres modalités d’écriture de recherche. La variabilité ou l’invariabilité des écritures de travaux sociolinguistiques mériterait d’être traitée. L’écriture d’un(e) jeune chercheur(e) épouse-t-elle les mêmes modalités que celle d’un « vieux » chercheur ? Un(e) chercheur(e) de culture et de langue créole est-elle distinguable, de celle d’un(e) chercheur(e) francophone, ou cas fréquent, d’un(e) chercheur(e) franco-créolophone ? Un(e) labovien(ne) se distingue-t-elle d’un(e) constructiviste, hormis quelques inévitables mots-clés bien entendu ?

Bien entendu, ces quelques orientations sont indicatives et ne sont nullement limitatives ; elles illustrent la richesse d’un champ assez nouveau, à explorer, plein de promesses, et visent à susciter la créativité en matière de thématiques liées à ces questions.

Notes
[1 ] Il n’existe sans doute pas, ou alors très peu, d’idées spécifiquement « sociolinguistiques », et c’est le cas pour les autres disciplines : la culture n’est pas une idée anthropologique, l’histoire n’est pas plus l’apanage des démarches historiques que les langues celui des linguistes. Cependant cette expression est commode pour pointer vers un champ d’idées qui organisent une activité intellectuelle, sans pour cela qu’il soit impératif d’en revendiquer le monopole. Elle est empruntée à S. Auroux, qui lui-même, s’inspire sans doute des courants d’ « histoire des idées », en spécifiant disciplinairement le terme.

[2 ] Boyer, H., éd., 2009, Pour une épistémologie de la sociolinguistique, Limoges, Lambert-Lucas.

[3 ] Calvet, L.-J., 1999, « Aux origines de la sociolinguistique, la conférence de sociolinguistique de l’UCLA (1964) ». Langage et Société. 88, 25-57. Boutet, J., 2010, « Histoire de la sociolinguistique en France : quelques jalons et filiations ». Dans Gasquet-Cyrus, M., Giacomi, A., Touchard, Y. et Véronique, D. (Éds). Pour la (socio)linguistique (pp. 59-76). Paris : L’Harmattan. Robillard (de), D. (2010). « Fallait-il inventer la sociolinguistique moderne ? Enjeux autour de l’histoire et de la sociolinguistique. » Dans Gasquet-Cyrus, M., Giacomi, A., Touchard, Y. et Véronique, D. (Éds), 2010, Pour la (socio)linguistique (pp. 77-92). Paris : L’Harmattan.

[4 ]Il serait périlleux de se lancer dans un recensement exhaustif et on se borne ici à ces exemples faciles à trouver et illustrant des façons très différentes d’envisager l’histoire des idées sociolinguistiques, dans un même volume. Il serait sans aucun doute pertinent que ce recensement soit effectué, pourquoi pas à travers une contribution à ce numéro de Glottopol ?

[5 ] Auroux, S., 1994, La révolution technologique de la grammatisation. Introduction à l’histoire des sciences du langage. Liège, Mardaga. Ce n’est qu’un exemple d’ouvrage condensant les perspectives dessinées par ce chercheur, qui a animé une équipe bien connue pour ce type de travaux en ce qui concerne la linguistique.

[6 ] Delacroix et alii, 2010, Historiographies. Concepts et débats, Folio.

[7 ] Cette notion connaît des variations selon les traditions, et il peut être opportun pour les auteurs de se situer par rapport à ces différentes acceptions.

[8 ] Plus bas on utilisera par commodité le singulier.

[9 ] Robillard, D. de, 2008, Perspectives alterlinguistiques, vol. 1, Démons, L’Harmattan.

[10 ] Les conséquences sociolinguistiques de ce débat sont d’ailleurs multiples, notamment parce que les idées qui s’y expriment sont diffusées portées par une technologie naissante, celle de l’imprimerie, qui en décuple les effets. Une partie de ces effets rétroagit sur la dimension linguistique, puisque la version « réformatrice » de ce débat va penser indispensable de diffuser les textes sacrés dans les langues « vulgaires », ce qui, avec M. Luther, va contribuer à donner naissance à un embryon de standard de l’allemand.

[11 ] Calvet, L.-J. (1997). « Méthodes ». Dans Moreau, M.-L. (Éd), Sociolinguistique. Concepts de base (pp. 211-212). Bruxelles, Mardaga.

[12 ] Latour, B ., 2003, « Il ne faut plus qu’une science soit ouverte ou fermée, Rue Descartes. Revue du Collège international de philosophie, n° 41, 65 – 79, in R. Pudal, « La sociologie française est-elle pragmatist compatible ? », in Tracés, 15, 2008, 25-45

[13 ] Français et société N° 24, D. de Robillard et P. Blanchet, éds., L’implication des langues dans l’élaboration et la publication des recherches scientifiques. Le cas du français parmi d’autres langues.

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Dernière mise à jour :

15 juillet 2015

 

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