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Revue de sociolinguistique
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Université de Rouen

Laboratoire Dysola


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contributions

 


Sommaire





   glottopol@gmail.com

 

ISSN : 1769-7425

 

 

Numéro 29  : Parole de jeunesse - La part langagière des différentiations sociales
Numéro 30 : Le plurilinguisme en contextes asiatiques : dynamiques et articulations
Conseils aux auteurs

Numéro 29

Parole de Jeunesse - La part langagière des identifications sociales 

Numéro coordonné par Michèle Auzanneau, Patricia Lambert et Nadja Maillard

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Les sciences humaines et sociales observent et analysent sous différents aspects les régimes de sens, les jeux sémiotiques et les types d’interaction impliqués dans la différenciation sociale. Quelle est la part proprement langagière de ces processus ? En quoi le langage et les langues contribuent-ils aux différences sociales ? Quelles dimensions – orales, écrites, multimodales – du langage et des langues y sont impliquées ?
Au sein des sciences du langage, la sociolinguistique figure parmi les principales disciplines contributrices à ce champ de questionnements. Qu’il s’agisse de genres de discours, de pratiques langagières, de langues, de styles de parole, de variantes (prosodiques, phonétiques, lexicales, syntaxiques), de représentations ou d’idéologies linguistiques, les phénomènes sont nombreux à avoir été identifiés, décrits et analysés par cette discipline comme composants d’affiliations ou de différenciations relatives à des groupes et des réseaux sociaux, ou à des styles de vie.

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Ces processus intéresseront particulièrement ce numéro de la revue Glottopol consacré à la « parole » d’une catégorie spécifique de la population, celle dite des « jeunes ». Entendue de manière générique, la jeunesse sera envisagée ici comme une période de transition entre l’enfance et l’âge adulte, produit des sociétés post-industrielles et de l’allongement moyen de la durée de la scolarisation.
Depuis maintenant plusieurs décennies, des recherches sur la jeunesse, ses aspects socio-identitaires et ses pratiques langagières contribuent à structurer un domaine de recherche à présent fortement internationalisé, et souvent désigné en anglais par l’expression Youth Languages (voir Auzanneau & Juillard, 2012). Les études sur les façons de parler des jeunes sont abondantes en France depuis le début des années 1980, nombre d’entre elles ayant contribué de manière originale et novatrice au domaine. Au fil de sa récente histoire, ce dernier a néanmoins eu tendance à véhiculer une image homogène de la jeunesse contemporaine et de ses modes de socialisation langagière. La diversité sociologique interne de la jeunesse et certaines formes de différenciations sociolinguistiques qui la traversent ont été en effet peu à peu négligées.

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Apports et limites des recherches sur les pratiques langagières de jeunes en France

L’émergence des recherches sur les façons de parler des jeunes remonte aux études de William Labov sur le Black English Vernacular (1972). En France, il est possible de situer la première étude sociolinguistique des usages langagiers de jeunes avec la thèse de Bernard Laks (1980, 1983). Cette recherche sur la différenciation sociale et linguistique au sein d’un groupe d’adolescents a établi de façon convaincante des relations et corrélations statistiques entre des comportements langagiers de jeunes, leurs dispositions sociales et leurs positions par rapport à différents pôles d’identification sociale. Inspirée à différents égards des travaux de Pierre Bourdieu et de William Labov, l’enquête ethnographique déployée avait en effet permis de recouper des données macrosociologiques, des observations directes et des indices langagiers quantifiés pour saisir l’habitus des enquêtés.

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À cette première étude, clairement ancrée dans un courant à la fois variationniste et ethnographique de la sociolinguistique, ont bientôt succédé les travaux grenoblois. En combinant de manière originale l’analyse qualitative des contacts de langues, de la variation et des réseaux socio-communicatifs, ces derniers se sont intéressés aux répertoires communicatifs d’adolescents descendant de personnes migrantes (Dabène & Billiez, 1984 ; Billiez, 1985 ; Merabti, 1991, pour ne citer que les premiers d’une longue série). Ces recherches ont en particulier montré comment des éléments des langues d’origine familiale étaient acquis et investis – pratiquement et symboliquement – au sein de différentes instances d’appropriation et/ou de légitimation (famille, école, pairs), soulignant notamment la manière différenciée dont des filles et des garçons mobilisaient certaines de ces ressources dans des modes de socialisation juvéniles entre pairs, issus ou non des migrations.
Sans pouvoir apporter ici toutes les nuances qu’imposerait un état des lieux approfondi et actualisé de la littérature [1], on se bornera à souligner qu’au cours des trente années qui ont suivi ces premières recherches, une part conséquente des travaux – en sociolinguistique et dans d’autres domaines des sciences sociales – s’est progressivement focalisée sur des éléments jugés hors norme dans les pratiques d’une unique partie de la jeunesse, tendanciellement masculine, paupérisée, urbaine, héritière des migrations postcoloniales, marquée par le sceau de l’oralité et de l’échec scolaire.

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L’intérêt quasi exclusif pour ce segment de la jeunesse dans nombre de recherches peut être relié, entre autres, à l’attention sociolinguistique pour les vernaculaires conçus à travers leur ancrage territorial local et l’homogénéité socioculturelle de leurs locuteurs (Labov, 1978 [1972])[2]. Cependant les différentes formes de « quête » des « parlers ordinaires »[3] n’ont pas toujours permis d’échapper aux écueils contre lesquels Grignon et Passeron (1989) ont mis en garde les chercheurs travaillant sur les milieux populaires. Les réductions opérées ont notamment pu jouer un rôle non négligeable dans le renforcement d’une image mono-stylistique des locuteurs-types des « banlieues ».
Or, que les travaux du domaine soient motivés par la question du rôle spécifique des jeunes dans le changement linguistique ou par celle du rôle du langage dans les changements sociaux, le constat de cette « focalisation sur le déviant » (Billiez et al., 2003) invite à tenter de dresser un portrait sociolinguistique plus complexe de cette jeune génération. Dans cette perspective, il convient de cerner au plus près la diversité sociologique qui la constitue, et la part langagière (Boutet, 2001) des différenciations sociales qui (s’)opèrent en son sein. Cet objectif demande, somme toute, à élargir et à ré-outiller notre regard sur les rapports contemporains entre langage et jeunesse.

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Élargir le regard

En sociolinguistique, l’adolescence a été le plus souvent envisagée comme une période d’autonomisation, structurée selon un double mouvement de divergence par rapport aux valeurs et normes adultes, et de prédilection pour une sociabilité horizontale et l’identification aux normes vernaculaires sous l’influence du réseau de pairs. Les pratiques langagières juvéniles en vigueur dans des espaces urbains périphériques ont ainsi été interprétées comme capables d’indexer, dans le même temps, l’affiliation à un groupe d’appartenance et la désaffiliation à d’autres groupes, notamment (perçus comme) adultes et socialement légitimes. Elles ont été amplement décrites comme reflet de cohésion de groupes dont les valeurs transgressives, viriles et populaires s’opposent à celles perçues comme emblématiques d’un univers à la fois socialement et économiquement dominant et/ou féminin.
Ces analyses demandent à être complétées, et peut-être nuancées, en élargissant notamment le regard :
 à la diversité (sociale, ethnique, genrée) constitutive d’une génération aux frontières rarement questionnées ;
 à la variation stylistique ou situationnelle ainsi qu’aux pratiques de littéracie, souvent négligées.

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Le présent appel a donc pour objet de susciter, de réunir et de faire dialoguer de manière inédite des travaux autour de ces questions.
Un focus sur le contexte français contemporain – non limité à l’hexagone – sera privilégié, sans qu’il soit toutefois exclusif. Des « ailleurs » (géographiques, historiques, générationnels) pourront être envisagés, dans la mesure où ils favoriseront des mises en perspectives et/ou des réflexions comparatives qui font souvent défaut.
Les relations complexes entre la diversité des pratiques langagières et les processus de différenciation ou d’affiliation sociales pourront être appréhendées à différentes échelles, selon des grains d’analyse variables et par le biais d’une palette large d’outils conceptuels et méthodologiques rattachés à différents courants de la sociolinguistique et, plus largement, des linguistiques de la parole. La sociolinguistique se trouve, en effet, confrontée à la diversité des types d’interactions, des régimes de sens et des jeux sémiotiques impliqués dans les processus de différenciation sociale. Bien que prioritairement adressé à des sociolinguistes, cet appel à contributions a enfin vocation à encourager les échanges et le dialogue interdisciplinaire autour des questions et des enjeux relatifs aux relations entre langage et jeunesse. Pour peu qu’ils s’inscrivent explicitement dans la thématique du numéro, des textes soumis par des chercheurs venant d’autres horizons disciplinaires (sociologie, anthropologie, histoire, etc.), individuellement ou en collaboration avec des linguistes, seront par conséquent vivement appréciés.

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Axes de travail

Les propositions de textes pourraient s’articuler autour des axes de travail suivants.

a. Jeunesse, pratiques langagières, frontières sociales : notions et horizons en question
On peut tout d’abord attendre des textes s’inscrivant dans cet axe qu’ils participent à la mise à jour de l’outillage conceptuel du domaine. Afin de mieux cerner ce qui relève du langage et des langues dans la différenciation sociale au sein de la jeune génération considérée dans son ensemble, ces réflexions s’appuieront de préférence sur des études empiriques susceptibles de faire émerger des problématiques nouvelles sur la différenciation sociolinguistique, articulées, par exemple, à des enjeux de luttes de reconnaissance. On peut notamment espérer dans ce sens des travaux consacrés au rôle du langage dans la construction sociale du genre (Billiez & Lambert, 2008) ou des jeunes élites, questions encore rarement traitées dans le domaine.
Il pourrait également être intéressant d’approfondir la voie contrastive internationale (Caubet et al., 2004 ; Auzanneau, 2011). Celle-ci permettrait de relativiser les particularismes nationaux que l’on attribue parfois aux « parlers jeunes », en mettant davantage l’accent sur ce qui pourrait, dans l’émergence de ces types de parlers, correspondre plus largement à des phénomènes liés à des conditions particulières de vie, d’activités et de trajectoires sociales. Cette perspective pourrait ainsi aider à démythifier la notion de « parlers jeunes » et à replacer l’étude de tels phénomènes dans une perspective plus « normale ». À l’échelle de son inscription internationale, la recherche sociolinguistique sur l’identité sociale de jeunes insiste sur l’imbrication en discours des catégories de l’ethnicité, de la langue, du genre, des classes et de la culture (voir par ex. Androustopoulos & Georgakopoulou, 2003). C’est un peu moins souvent le cas en France nous semble-t-il [4].

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b. Jeunesse urbaine, jeunesse rurale : une distinction sociolinguistique pertinente ?
On pourra se référer pour cet axe à des travaux sociologiques qui mettent en évidence la division interne aux jeunes issus des classes populaires aujourd’hui, en même temps qu’ils questionnent la catégorie de « jeunesse rurale » au regard des différences de trajectoires qui les caractérisent (voir par ex. Devaux, 2016).
Si un focus particulier sur les univers urbains et les grandes métropoles semble indispensable pour comprendre des dynamiques sociales et linguistiques contemporaines (notamment les dimensions et conséquences linguistiques de la double dynamique de gentrification et de migrations), sans doute faudrait-il aussi considérer d’autres facettes du processus de recomposition économique et sociale du territoire français, à l’œuvre par exemple dans la formation de nouvelles classes populaires qui se trouveraient de plus en plus tenues à la périphérie des villes mondialisées (Guilluy, 2014). Le versant sociolangagier des phénomènes d’appropriation du territoire local par ces nouvelles classes populaires mériterait peut-être une attention accrue de la part de la sociolinguistique de la jeunesse, compte tenu notamment des effets de nouvelles configurations d’entre-soi sociales et scolaires.

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c. Littéracie : un angle mort de la sociolinguistique de la jeunesse ?
Nous plaidons ici pour l’analyse des pratiques langagières à la faveur d’une conception large, affirmant que l’étude des « façons de parler » devrait inclure des « moyens d’écriture » (Hymes, 1973/1980). Il sera particulièrement pertinent d’investiguer dans leur diversité les pratiques littéraciées d’adolescents ou jeunes adultes, notamment quant au rôle qu’elles peuvent jouer dans la différenciation sociale.
Les travaux sur les pratiques langagières des jeunes se focalisent, en effet, le plus souvent sur leur dimension orale, passant sous silence leurs dimensions écrites ou plus largement scripturales. Dans le champ sociologique, Chikako Mori a souligné à quel point les cultures dites « de la banlieue » sont identifiées à un « territoire de la tchatche », « systématiquement associé à une oralité triomphante » (Mori, 2012 : 70). Si des productions culturelles rattachées au mouvement hip hop comme les tags, les grafs et le rap ont fait l’objet d’analyses sociolinguistiques (par exemple Billiez, 1998 ; Trimaille, 1999 ; Auzanneau et al. 2002), d’autres pratiques littéraciées, liées par exemple à l’insertion des jeunes dans des réseaux sociaux sur Internet, n’ont globalement pas fait l’objet d’études approfondies malgré la place de plus en plus centrale et différenciatrice qu’elles occupent dans la socialisation langagière adolescente.

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d. Socialisation langagière, différenciations et inégalités
La volonté de comprendre comment certains adolescents ou jeunes adultes se trouvent exclus de l’accès aux ressources langagières nécessaires à la réussite scolaire ou à certaines positions sociales sera le principal moteur des analyses présentées dans ce dernier axe.
Avancer dans la connaissance des conditions de socialisation langagière des jeunes de différents milieux sociaux implique de tenter de saisir leur compétence de communication à partir des articulations entre les différentes sphères de socialisation (famille, école, voisinage, etc.), et non à l’aune du seul vernaculaire entre pairs.
Cet objectif pourrait s’appuyer davantage sur des possibilités de passerelles entre, d’une part, le domaine d’étude des pratiques langagières de jeunes et, d’autre part, celui des processus de socialisation langagière (language socialization) ancré dans la tradition de l’anthropologie linguistique nord-américaine (Duranti, Ochs & Schieffelin, 2011). Ces deux courants ou domaines de recherche se sont développés indépendamment depuis près de quarante ans, avec peu de références mutuelles. Il existe pourtant des héritages communs permettant d’entrevoir des croisements et des rapprochements fertiles (Lambert & Trimaille, 2011 ; Lambert, 2014). Un de ces héritages est repérable dans des références aux travaux de Pierre Bourdieu, dont l’appareil conceptuel pourrait jouer un rôle pivot dans des convergences qu’il s’agirait de construire[5]. Les travaux nord américains sur la socialisation langagière lui ont emprunté le concept d’habitus, en plaçant toutefois assez rarement au premier plan des analyses, nous semble-t-il, la question du rôle des rapports de pouvoir dans les processus de socialisation langagière. La possibilité théorique existe toutefois d’envisager à l’aune de la notion de « socialisation langagière » la pluralité des réseaux dans lesquels les locuteurs s’insèrent, circulent et se différencient au cours de leur vie sociale.

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Références citées
ANDROUSTOPOULOS J. K. & GEORGAKOPOULOU A. (Eds.), 2003, Discourse Constructions of Youth Identities. Amsterdam/Philadelphia: John Benjamins Publishing Company.
AUZANNEAU M., 2015, « La quête des parlers ordinaires », Langage et Société, 154, pp. 51-66.
AUZANNEAU M., 2011, Variabilité des pratiques langagières et dynamiques sociolinguistiques, Un parcours de recherche en France et en Afrique, Habilitation à Diriger des Recherches, volume de synthèse, université Paris Descartes.
AUZANNEAU M. & C. JUILLARD (coord.), 2012, Jeunes et parlers jeunes : des catégories en question, Langage et Société, 141.
AUZANNEAU M., BENTO M., FAYOLLE V., LAMBERT P., TRIMAILLE C., AMAR L. & FERNANDES A., 2002, « Le rap en France et ailleurs : intérêt d’une démarche pluridisciplinaire », Cahiers de l’institut de Linguistique de Louvain. France pays de contacts de langues, Vol. II, Peeters, Louvain-La-Neuve, pp. 109-130.
BILLIEZ J., 1985, « La langue comme marqueur d’identité », Revue Européenne des Migrations Internationales, vol. 1, n° 2, décembre 1985, pp. 95-105.
BILLIEZ J., 1998, « Littérature de murailles urbaines : signes interdits vus du tram ». In V. Lucci (éd.) Des écrits dans la ville, sociolinguistique d’écrits urbains : l’exemple de Grenoble. Paris : L’Harmattan.
BILLIEZ J. et alii., 2003, Pratiques et représentations langagières de groupes de pairs en milieu urbain, Rapport de recherche établi dans le cadre d’un appel d’offre de la Délégation Générale à la Langue Française, université Stendhal-Grenoble 3, avril 2003.
BILLIEZ J. & LAMBERT P., 2008, « Dans les coulisses de la (socio)linguistique urbaine française : le silence criant des filles », in Moussirou-Mouyama A. (éd.) Les boîtes noires de Louis-Jean Calvet, Editions Ecriture, pp. 364-370.
BOUTET J., 2001, « La part langagière du travail : bilan et évolution », Langage et Société, n° 98, Paris, pp. 17-42.
CAUBET D., BILLIEZ J., BULOT TH., LEGLISE I. & MILLER C. (éds.), 2004, Parlers jeunes, ici et là-bas. Pratiques et représentations, Paris, L’Harmattan.
CONEIN B. & GADET F., 1998, « Le français populaire des jeunes de la banlieue parisienne, entre permanence et innovation », In Androutsopoulos & Scholz (eds.), Actes du colloque de Heildelberg, Jugendsprache/Langue des jeunes/Youth Language, Frankfurt, Peter Lang, pp. 105-123.
CRENSHAW K.W., 1991, « Mapping the Margins : Intersectionnality, Identity Politics and Violence Against Women », Stanford Law Review 43(6), pp. 1241-1299.
DABENE L. & J. BILLIEZ, 1984, Recherche sur la situation sociolinguistique des jeunes issus de l’immigration. Rapport de recherche pour la Mission Recherche Expérimentation, Centre de Didactique des Langues, université Stendhal-Grenoble 3.
DEVAUX J., 2016, « L’adolescence à l’épreuve de la différenciation sociale », Sociologie [En ligne], n°4, vol. 6 | 2016, mis en ligne le 03 janvier 2016, consulté le 20 février 2016. URL : http://sociologie.revues.org/2648
DURANTI A., E. OCHS & B. SCHIEFFELIN (Eds.), 2011, The handbook of language socialization, Oxford: Wiley-Blackwell.
GUILLUY C. & C. NOYE, 2004, Atlas des nouvelles fractures sociales en France. Les classes moyennes oubliées et précarisées, Paris, Éditions Autrement.
GRIGNON C. & J.-C. PASSERON, 1989, Le Savant et le populaire. Misérabilisme et populisme en sociologie et en littérature, Paris, Le Seuil.
HYMES D., 1973/1980, « Speech and language: On the origins and foundations of inequality among speakers ». In D. Hymes, Language in education: Ethnolinguistic essays, Washington, D.C.: Center for Applied Linguistics, pp. 19-61.
LABOV W. 1978, Le Parler ordinaire. La langue dans les ghettos noirs des Etats-Unis, Paris, Editions de Minuit [1ère ed. 1972. Language in the Inner City: Studies in the Black English Vernacular, Philadelphia : University of Pennsylvania Press].
LAKS B., 1980, Différenciation linguistique et différenciation sociale : quelques problèmes de sociolinguistique française. Thèse, université Paris 8.
LAKS B., 1983, « Langage et pratiques sociales : étude sociolinguistique d’un groupe d’adolescents ». Actes de la recherche en Sciences Sociales, n°46, pp. 73-97.
LAMBERT P., 2014, Sociolinguistique et éducation. Une approche ethnographique. Habilitation à Diriger des Recherches, volume de synthèse, université Stendhal Grenoble 3.
LAMBERT P. & C. TRIMAILLE, 2011, “The sociolinguistics of youth language in France and language socialization: Potential bridges”, talk at AAA Annual meeting, Montréal, 17 novembre 2011.
MERABTI N., 1991, Pratiques bilingues et réseaux personnels de communication : enquête auprès d’un groupe d’adolescents issus de l’immigration algérienne dans la région grenobloise, Thèse, université Grenoble 3.
MORI C., 2012, « L’archipel invisible », Hommes et migrations, pp. 68-76.
TRIMAILLE C., 2004, « Études de parlers de jeunes urbains en France. Éléments pour un état des lieux ». Cahiers de sociolinguistique, n°9, 99-132.
TRIMAILLE C., 1999, « Le rap français ou la différence mise en langues », Lidil, 19, pp. 78-98.

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Notes

[1] À notre connaissance, la dernière (et unique ?) entreprise de ce type date de plus de dix ans. Plus d’une centaine de travaux (articles, ouvrages, mémoires, thèses) sur les « parlers de jeunes urbains en France » avaient été, en effet, recensés, de manière non exhaustive mais selon un assez large empan, dans Billiez et al. (2003) puis Trimaille (2004), pour une période allant de 1980 à 2002.

[2] Ainsi que le rappellent Conein et Gadet (1998), on sait que l’impulsion du changement linguistique adviendrait : plutôt par des locuteurs de couches sociales défavorisées ; plutôt par ceux qui ne sont pas encore insérés dans le monde du travail ou qui s’en trouvent à la marge ; plutôt par les échanges oraux (vernaculaires) qui prédominent dans des groupes dont les relations sociales s’expriment dans des réseaux denses et relativement fermés.

[3] Pour une révision critique récente de cette notion voir Auzanneau (2015) sur la « La quête des parlers ordinaires ».

[4] Le potentiel d’une perspective intersectionnelle (Crenshaw, 1991) réside avant tout dans les contenus concrets que l’on peut lui donner. C’est à partir de recherches empiriques que les effets simultanés de différents facteurs de différenciation et de hiérarchisation sociales seront par conséquent de préférence envisagés.

[5] Convergences à construire plus largement d’ailleurs avec les travaux de sociologie relevant du domaine d’étude de la socialisation.

 

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Remise des textes

En fichier attaché (voir conseils aux auteurs) en cliquant ici : envoi contribution au n°29
Pour le  : le 30 septembre 2016.


Prolongements

Pour envoyer vos réactions ou compléments d'information sur la problématique de ce numéro, cliquez ici : réactions au n°29

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Numéro 30

Le plurilinguisme en contextes asiatiques : dynamiques et articulations 

Numéro coordonné par Fabienne Leconte, Vasumathi Badrinathan, Gilles Forlot(Université de Rouen, Université de Mumbai et INALCO)

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1) Hi, what did you guys do yesterday when I was not around ?
Bait. It was a good class.
Kidhar thee? Maaza kadé notes ahéth…
Arré wow, thanks yaar !

2) Wah lau ! Why you say 6-2 is 2 mah ? You bodoh leh! Must study harder lah.

Le premier extrait présenté ci-dessus représente un dialogue quotidien dans une salle de classe à Mumbai (grande ville cosmopolite indienne), entre jeunes étudiants. Une rencontre entre plusieurs langues (anglais, hindi, marathi) révélant une polyglossie ordinaire et un exemple du métrolinguisme tel que décrit par Pennycook et Otsuji (2015). Le second extrait transcrit l’exclamation d’un jeune Singapourien face à l’erreur de calcul de l’un de ses camarades. On y entend ce que l’on a coutume d’appeler le singlish, forme locale de l’anglais témoignant, par l’usage d’une prosodie particulière, de particules et de lexèmes provenant de différentes langues chinoises et du malais, des intenses contacts de langues dans la région depuis des générations. Nous pourrions multiplier les exemples en ayant recours à d’autres contextes : philippin, malaisien, hongkongais, etc., qui attestent de l’emploi au quotidien de variantes de contact. Ces deux exemples illustrent des formes de plurilinguisme en contextes asiatiques où une langue européenne semble occuper un espace particulier.

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Historiquement, le contexte asiatique atteste d’une présence ancienne d’un multilinguisme[1] reconnu par la société et parfois institutionnalisé par les gouvernements (Ferguson, 1996 ; Weber, 2014). À ce multilinguisme originel sont venues s’ajouter des langues apportées par les migrations, les colonisations puis la mondialisation. Celles-ci occupent différents espaces et fonctions dans un contexte d’échanges accrus. Parallèlement, la construction moderne des Etats-Nations a contribué à la diffusion des langues ayant différents niveaux d’officialité. Les rapports de force ont été modifiés. Le multilinguisme et le plurilinguisme se caractérisent alors par la présence d’une multitude de langues mais également par des dynamiques nouvelles entre les langues qui évoluent à la faveur de ces changements. Ces dynamiques peuvent être analysées différemment selon les chercheurs : ainsi Montaut (2001) qualifie le plurilinguisme indien de fluide, prenant le contre-pied d’une description conflictuelle des situations de plurilinguisme (Calvet, 1999 [1987]).

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Alors qu’à l’heure actuelle l’Europe revisite le plurilinguisme dans un contexte renouvelé et recréé par des facteurs tels l’immigration et la reconnaissance des langues minoritaires et régionales, plusieurs pays asiatiques sont multilingues depuis leur indépendance. Le multilinguisme qui y existe est accepté comme étant naturel et spontané dans des pays comme l’Inde (Montaut, 2001). Précisons néanmoins qu’il existe des conflits linguistiques provoqués par des facteurs politiques, notamment par l’imposition de la langue nationale ou la vague de régionalisme orienté vers la sauvegarde des langues locales au détriment de l’anglais. Ces conflits vont au-delà d’un simple « ressentiment psychologique », comme nous le rappelle Nayar (1969), car ils soulignent d’un côté la situation avantageuse pour ceux qui maîtrisent ces langues et de l’autre, le « fardeau de discrimination » vis-à-vis des autres. Pour autant, les diasporas, les migrations, les mobilités étudiantes transforment radicalement les paysages linguistiques, y compris dans des pays réputés monolingues comme le Japon ou la Corée (Martinez, 2013).

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D’autres pays, plurilingues historiquement, ont connu dans les dernières décennies des politiques de construction nationale par la diffusion d’une langue commune (par ex. l’Indonésie), d’homogénéisation linguistique (cf. la République populaire de Chine ou Singapour), voire des tentatives de « monolinguisation » ou de « bilinguisation » postcoloniale (cf. respectivement la Malaisie et Singapour). Ces tendances induisent souvent des déséquilibres sociaux et des tensions qui perdurent autour de questions de politiques linguistiques, notamment éducatives. L’enjeu, pour les diverses communautés en présence, est souvent celui de la langue imposée comme celle de la nation indépendante (cf. Hong Kong et la place conflictuelle du mandarin et du cantonais ; les Philippines et les débats qui s’y jouent sur l’identification de la langue nationale ; la place du hindi dans le sud de l’Inde…) et, par extension, celui de la place des langues locales et/ou des langues ex-coloniales dans l’enseignement. Ces tensions sont manifestes par exemple en Asie du Sud Est (Rappa et Wee 2006 ; Lee et Suryadinata 2007), notamment vis-à-vis de la place du français au Vietnam et au Laos et de celle de l’anglais en Malaisie et aux Philippines. Se pose aussi la question de l’anglais nativisé (Kachru, 1985), de l’Inde aux Philippines en passant par Singapour et Hong Kong ou de son enseignement comme langue internationale, comme en témoigne l’exemple récent des politiques scolaires favorisant l’anglais comme langue de scolarisation en Birmanie ; sur ce point et sur l’ASEAN en particulier, voir Kirkpatrick, 2010.


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Ces contextes interrogent de nombreuses notions et concepts majeurs en sociolinguistique. On pourrait citer par exemple l’opposition langue / dialecte à propos de la Chine ; la notion même, ici et là, de langue minoritaire ; celle de communauté linguistique ou sociale qui peut être interrogée au travers de la situation des locuteurs de langues chinoises en Malaisie, à Singapour et en Indonésie. On peut aussi réfléchir à la place et au rôle de l’anglais comme langue véhiculaire du continent, y compris pour des pays comme le Vietnam où le statut de langue (post)coloniale est complexe. Le rapport aux ex-puissances coloniales pose aussi la question la question de la prise en compte du travail de l’histoire dans et par les langues, notamment celles des ex-colonisateurs. D’un autre point de vue, on peut s’interroger sur les rapports des ex-puissances coloniales à leurs anciennes colonies. Selon quelles modalités, les pays ex-colonisateurs reconfigurent leur présence y compris linguistique dans leurs anciennes colonies ? Avec quelles conséquences ?

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À ces complexités sociolinguistiques des pays asiatiques s’ajoute la question de l’enseignement des langues étrangères, y compris européennes. Cet enseignement fait souvent peu de cas de la diversité des répertoires des apprenants. Les situations sont très diversifiées dans les classes où les enseignants emploient les méthodologies les plus diverses : des plus traditionnelles comme l’utilisation du Mauger bleu (1953-1957) pour le français aux plus récentes, souvent importées/adaptées de l’occident, comme la perspective actionnelle. Les difficultés rencontrées dans l’application de méthodologies éducatives venues de l’occident ont contribué à la réflexion sur les cultures éducatives et cultures d’enseignement particulièrement féconde dans les années 2000 (Pauzet, 2002 ; Beacco et al., 2005 ; Cortier, 2005). Les apprenants asiatiques, chinois et japonais surtout,  représentent alors une figure de l’altérité, ce qui a pu mener à des formes de culturalisme stéréotypé, l’Orient étant alors présenté comme « traditionnel » opposé à la modernité occidentale. A succédé à cette opposition une réflexion sur les contextualisations du CECRL (Castellotti et Nishiyama, 2011) qui vise une critique de fond de l’universalisme méthodologique. Ainsi, aux syncrétismes langagiers illustrés plus haut, correspondent ou non des syncrétismes dans les politiques et habitudes éducatives que l’on retrouve aux différents échelons des sociétés : dans les instructions officielles jusque dans les salles de classe.


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Ce numéro souhaite interroger l’articulation entre situations sociolinguistiques plurilingues et didactique des langues, y compris du FLE dans des contextes asiatiques. Ces contextes nous apparaissent en effet peu documentés dans la littérature académique francophone à l’inverse d’autres contextes continentaux (africains et américains), qui pour des raisons historiques, ont contribué à construire la réflexion sociolinguistique et didactique francophone. Ce sera donc l’occasion d’éprouver des modèles et des approches construites précédemment. Pour ce faire, les échanges et les dialogues interdisciplinaires sont les bienvenus. Ainsi, bien que cet appel à contributions s’adresse en priorité aux sociolinguistes et didacticiens des langues, des textes soumis par des chercheurs venant d’autres horizons (anthropologues, géographes, historiens, etc.) seront appréciés.

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Axes de travail


Les propositions de textes pourront s’articuler autour des axes de travail suivants :

Dynamiques des plurilinguismes et constructions identitaires. Articulations entre langues et territoires

On s’intéressera dans cet axe à mieux connaître les usages et les perceptions du multilinguisme des Etats et du  plurilinguisme des citoyens dans les mondes postcoloniaux. Sera interrogée notamment la place prise par la langue de l’ex-puissance coloniale dans ses relations avec les langues du pays. Les situations s’organisent selon des statuts différents et des prestiges inégaux dans des dynamiques qu’il convient d’éclairer. Une attention particulière sera portée aux situations urbaines révélatrices des dynamiques plurilingues.
Ces questions peuvent être illustrées par l’exemple de l’Inde considérée comme un des modèles du multilinguisme avec entre 800 et 1600 langues (selon les sources). Bien que l’hindi soit nommé langue officielle à côté de l’anglais, « il s’agit d’un pays où une seule langue ne peut définir son statut de nation » (Annamalai, 2008). La correspondance langue / territoire mise en avant dans les politiques linguistiques actuelles en Inde garde sa puissance symbolique et politique alors que la dispersion de la population sur tout le territoire de la nation rend caduc le bornage du territoire tel qu’il est mis en place par les politiques linguistiques actuelles.

D’autres situations asiatiques présentent des traits à la fois comparables et différents où les questions conflictuelles et altéritaires sont toujours présentes à des degrés divers dans les dynamiques plurilingues.


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Politiques linguistiques et éducatives

Dans des contextes multilingues, les institutions étatiques mettent en place des politiques destinées à organiser la place dévolue à chacune des langues en présence. Les langues medium d’enseignement et objet d’enseignement sont souvent choisies en amont de l’établissement voire imposées à celui-ci. Cet axe accueillera des contributions analysant les différentes politiques linguistiques et éducatives, y compris dans leurs dimensions historiques, et leur impact sur les pratiques de formation.

On s’intéressera ici aux positionnements des institutions vis-à-vis du plurilinguisme des apprenants. En effet, les institutions éducatives dans ces contextes multilingues peuvent s’adapter afin de prendre en compte et développer le plurilinguisme des élèves ou, à l’inverse, rester attachées à la vision d’un enseignement cloisonné des langues, sans mouvement ou dialogue entre elles. La plupart des situations se situent entre ces deux pôles sans pour autant qu’il y ait toujours adéquation entre les politiques linguistiques et éducatives des institutions et les pratiques, diversifiées elles aussi en fonction du type d’établissement et du public. On s’interrogera d’une part sur les tensions entre les prescriptions in vitro et les pratiques in vivo articulées aux différents échelons des sociétés et, d’autre part, sur les positionnements des différents acteurs éducatifs. La diversification ou non de l’offre de langues locales et étrangères dans les systèmes éducatifs peut aussi être étudiée en lien avec les choix affichés.

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Syncrétismes méthodologiques et prises en compte du plurilinguisme

La diffusion du CECRL en Asie dans des contextes souvent plurilingues a été favorisée par l’importance prise par les niveaux communs de référence, notamment pour la poursuite d’études à l’étranger dans des pays occidentaux. Cela a conduit à de nombreux syncrétismes méthodologiques entre adhésion, injonctions parfois contradictoires, séductions, impositions.

Les classes de langue sont alors des laboratoires de rencontres hétérogènes, linguistiques et culturelles. On s’intéressera dans cet axe à la présentation de recherches portant sur les réceptions du CECRL, ses adaptations, ses contextualisations. Des études historiques et anthropologiques sur les pratiques d’enseignement dans cette région du monde pourront éclairer les situations actuelles. On présentera aussi dans cet axe des démarches destinées à favoriser la mise en place d’une compétence plurilingue et pluriculturelle chez les apprenants, telle que définie par le CECRL comme plurielle, composite et évolutive et aux éventuelles résistances rencontrées. Seront investiguées par exemple les démarches mettant en œuvre les TICE pour promouvoir le plurilinguisme. La pression normative et monolingue peut être moindre dans certains usages médiés. D’autres recherches portant sur des démarches prises en charge par les locuteurs telles que les expériences d’enseignement des langues dans les diasporas, ou novatrices comme les approches plurielles, trouveront leur place ici.


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Bibliographie

Annamalai, A., 2008, « Contexts of Multilingualism », In Kachru, B., Kachru, Y., Sridhar, S.N., (dirs.), Language in South Asia, New York, Cambridge University Press, pp. 223-234.
Beacco, J-C., Chiss J-L., Cicurel F., Véronique D., 2005, Les cultures éducatives et linguistiques dans l’enseignement des langues, Paris, PUF.
Calvet, L.-J., 1999 [1987], La guerre des langues et les politiques linguistiques, Paris, Hachette.
Castellottti, V. et Nishiyama N., 2011, Contextualisations du CECR. Le cas de l’Asie du Sud-Est, Français Dans le Monde Recherches et Applications N°50.
Cortier, C., 2005, « Cultures d’enseignement/cultures d’apprentissage : contact, confrontation et co-construction entre langues-cultures », ELA, Etudes de linguistique appliquée N° 140 2005/4, pp. 475-489.
Coste, D., 2010, « Diversité des plurilinguismes et formes de l’éducation plurilingue et interculturelle », dans Castellotti V., (dir.), Les plurilinguismes, Notions en questions en DDL, Vol 7 N° 1, pp. 141-165.
Ferguson, C., 1996, Sociolinguistic perspectives: Papers on language in society, 1959-1994, Ed. by Thom Huebner, Oxford & New York, Oxford University Press.
Kachru, B., 1985, « Standards, codification, and sociolinguistic realism: the English language in the Outer Circle », dans R. Quirk & H.G. Widdowson (dir.), English in the World : Teaching and Learning the Language and Literatures, Cambridge, CUP, pp. 11-30.
Kachru, B., Kachru, Y., Sridhar, S.N., 2008, Language in South Asia, New York/Cambridge, CUP .
Kirkpatrick, A., 2010, English as a Lingua Franca in ASEAN. A Multilingual Model, Hong Kong, Hong Kong University Press.
Lee, H. G. et Suryadinata, L., (dirs), 2007, Language, Nation and Development in Southeast Asia, Singapour, ISEAS.
Martinez, P., (dir.), 2013, Dynamique des langues, Plurilinguisme et Francophonie. La Corée, coll. « Actes académiques », Paris, Riveneuve.
Mauger, G., 1953-1957, Cours de Langue et de Civilisation française, T1 à 4, Paris, Hachette.
Montaut, A., 2001, « Diaspora des langues en contexte multilingue : l’Asie du Sud », Faits de Langue 18, pp. 53-65.
Nayar, B. Raj., 1969, National Communication and Language Policy in India, New York, Frederick A Praeger Publishers.
Pauzet, A. 2002, (coord.), Habitudes culturelles d’apprentissage dans la classe de français langue étrangère, Angers, Les éditions de l’UCO.
Pennycook, A., Otsuji, E., 2015, Metrolingualism : Language in the city, New York, Routledge.
Rappa, L., Wee, L., 2006, Language Policy and Modernity in Southeast Asia, New York, Springer.
Weber, J.-J., 2014, Flexible Multilingual Education, Bristol, Multilingual Matters.

 

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Note

[1]Nous différencions après Coste (2010) le multilinguisme vu comme la cohabitation entre plusieurs langues dans un même espace étatique du plurilinguisme considéré comme la maitrise par un individu de plusieurs langues à des degrés divers.

Remise des textes

En fichier attaché (voir conseils aux auteurs) en cliquant ici : envoi contribution au n°30, ou en recopiant les adresses suivantes : fabienne.leconte@univ-rouen.fr, gilles.forlot@inalco.fr, vasu@vasumathi.net, glottopol@gmail.com

Pour le  : le 30 avril 2017.


Prolongements

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Dernière mise à jour :

6 octobre 2016

 

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